LES SAUTERELLES ET LES TÉNÈBRES
Verset Clé 10 : 1
Les deux avant-dernières plaies sont
les plaies annonciatrices de la dernière plaie de la mort de tous les
premiers-nés. Les anéantisseurs et la prémonition du jugement derniers sont
juste ces plaies.
1. Les sauterelles voraces (1-20)
Le but de l’endurcissement de cœur de
Dieu pour le Pharaon est double : faire l’ennemi glorifier son nom et
raconter la puissance de génération en génération (1,2). La venue des
sauterelles est beaucoup plus redoutable que celle des grenouilles et des
insectes, d’où sa 8e place dans les plaies. Elles sont comparées par
Joël à l’armée Babylonienne. Joël les décrit comme les soldats qui grimpaient
sur le muraille. Ces insectes étaient particulièrement ravageuses et qu’elles
démolissaient toutes choses dans leur chemin de passage. Ils allaient dévaster
ce qui reste dans le pays après la catastrophe naturelle (15). Les serviteurs
proposèrent de les faire partir, mais le Pharaon dit seulement les hommes. Le
vent amena des sauterelles dont le nombre n’a jamais était vu jusqu’alors.
L’autre vent fit venir l’autre extrémité : absence total des insectes. Le
Pharaon, dès qu’il vit le répit, changea d’avis de ce qu’il semblait se
repentir vraiment. C’est toujours Dieu qui endurcit.
2. Les ténèbres (21-29)
Après le 8e plaie, sans
intervalle ni entretien, Dieu intervint et fit venir les très épaisses
ténèbres. C’est le noir total où on ne pouvait rien voir. Mais non seulement
cela, mais l’air qu’on respirait aussi était très noir, c’est-à-dire suffoquant
qui avec un silence total préfigurait rien que la mort. L’ange de la mort
approchait à grand pas avant d’atteindre le pays dans son paroxysme de la
prochaine plaie. Les Egyptiens sont accablés du désespoir et de la prémonition
d’un grand jugement dernier. Le Pharaon voulut garder le bétail, mais c’était
inacceptable pour Moïse, car le but principal de la sortie n’était pas la
liberté humaine, mais pour l’adoration de leur Dieu. Quand on fait l’Exode, il
faut bien garder ce but. Nous sommes délivrés par la main puissante de Dieu,
non pour que nous jouissions de la vie en liberté, mais pour que nous adorions
Dieu de toute notre force. Le Pharaon était arrogant contre Moïse, comme s’il
était son sujet. Mais il fallait savoir que Moïse était envoyé par Dieu. Il
fallait le craindre.