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dimanche 6 mai 2018

Esdras 9:1-10:44 (M de 6/5/2018)

ESDRAS PRIE DIEU POUS LE PECHE DE SON PEUPLE
Esdras 9:1-10:44
Verset Clé 9:6
« et je dis : Mon Dieu, je suis dans la confusion et j'ai honte, ô mon Dieu, de lever ma face vers toi ; car nos fautes se sont multipliées par-dessus nos têtes, et notre culpabilité s'est accrue jusqu'au ciel. »
La parole d’aujourd’hui traite de la réforme du peuple d’Israël mené par Esdras autour du problème d’intermariage. C’était un grand acte de foi d’Esdras. D’entrefaites, cette dernière leçon d’Esdras nous en dit long de la vie de prière d’Esdras. Ce serait le désir en commun chez tous les chrétiens de devenir de vrais hommes de prière. Comment devons-nous prier véritablement pour que Dieu écoute nos prières ? Mais si nous voyons de près, on dirait qu’Esdras était surement un scribe versé à la parole de Dieu, mais il n’était pas un homme expert à la prière. Il en est de même pour Zorobabel, homme de foi, que nous avons appris au début du livre.  Il était un grand administrateur, mais on dirait il n’était pas un vrai homme de prière, ce qui était révélé pendant la construction de l’autel. On dit que chacun ne peut devenir expert dans tous les domaines. Autrement, tous ces deux grands personnages n’étaient pas les hommes parfaits de la prière. En fait, la prière est semblable à une symphonie d’un orchestre. C’est une élaboration d’un accord commun. Nous tous prions tous les jours, mais nous ne sommes pas sûrs que Dieu nous écoute. Nous ne sommes pas sûrs que nous sommes nés comme hommes de prière. Mais ce récit nous en dit long que Dieu utilise les hommes peu parfaits de prière pour réaliser son œuvre, en les joignant les uns les autres par une chaîne d’émotion forte. Au fil du message, néanmoins, nous aurons l’accès à une formule exemplaire de la prière exprimée par Esdras, digne d’être imitée par les croyants. Un peu comme notre Père récité par notre Seigneur Jésus-Christ dans le Nouveau Testament. Ensuite, nous pouvons apprendre une grande efficacité de la prière chez certains, qui vient de la repentance. Pierre a dit une fois que la prière d’un juste a une grande efficacité. Ce mot juste ne se réfère pas à un homme de parfaite action morale, mais un homme simplement repenti. En effet, Dieu écoute la prière de cet homme. Quand un homme se repent, il reçoit de Dieu un insaisissable sentiment de bonheur qui vient du pardon, mais ce n’est pas tout, il reçoit une insaisissable puissance qui vient de Dieu. Cela se produit en parallèle avec une vision éclaire d’une espérance. Enfin, nous allons voir à la fin du livre une description assez étonnante de l’auteur qui est censé être sa façon d’écrire. Il finit son livre par une longue liste des hommes qui semble peu d’importance, puis en finissant il ne donne pas trop quelque chose qu’on dirait être une conclusion. Ici de nouveau, il semble qu’Esdras était, certes, un scribe versé à la loi, mais non un historien expert. Mais nous trouvons que dans cette énumération des hommes, il y a un sous-jacent message très clair. Que Dieu bénisse cette dernière leçon d’Esdras.
I. La prière d’Esdras.
Le chapitre 9 commence par ces mots : Après que cela fut terminé. Prêtez attention à fut, sans l’accent circonflexe. C’est un passé simple. Après la préposition « après » ne vient pas le subjonctif, mais l’indicatif. Donc, c’est le verbe de passé simple. Je parle de ça, car cette semaine, j’étais un peu étonné de voir qu’un journaliste d’un des plus grands journaux de la France, utilise le subjonctif après cette préposition. Après ‘avant que’, oui, c’est le subjonctif avec l’accent, mais non après ‘après que’. C’est un petit cours de français de votre pasteur quoi qu’il ne soit pas très versé au français. En tout cas, ‘cela’ à la tête de ce groupe de mots se réfère comme nous avons vu, à l’événement de l’arrivé du peuple d’Israël de deuxième tour à Jérusalem et leur acte de peser l’or et les objets devant les sacrificateurs après quoi il offrit en holocauste du sacrifice des animaux dans le temple. Vraiment c’était un acte héroïque de la foi du peuple, car en refusant l’aide du roi Artaxerès pour la protection, un peu moins de 2000 hommes arrivèrent avec leurs femmes et enfants à Jérusalem au bout de 4 mois de voyage dans une région dangereuse de désert. On dirait que c’est vraiment un acte impeccable d’un peuple parfaitement sain. Après avoir joui d’une joie indicible de se retrouver au bout de la séparation des décennies, le peuple d’ici et de là vint dans le temple. Quand la fumée de parfum sorti des holocaustes monta, les visages des Israélites émus auraient été tout rouges de bonheur et de joie et de grande satisfaction. Mais certains le savaient, et certains en étaient ignorants, parmi ces hommes, à l’intérieur de cette communauté unie, il y a quelque part une partie qui se corrompait, se pourrissait et se faisaient de la mauvaise odeur.
Donc, après ces événements, apparurent les visages de couleur tout différente, tout pâles des chefs. Qu’est-ce ? Il semble qu’Esdras était assez longtemps absents à Jérusalem, car entre l’édit de Darius en 515 qui rendit possible la construction du temple et l’édit d’Artaxerès, son fils en 458 qui rendit possible de le deuxième retour mené par Esdras, il y eut l’écart d’environ 58 ans, et Esdras n’était pas au courant de ce que ces chefs rapportait : intermariage. Esdras était parmi le peuple du premier retour mené par Zorobabel en 536, et on peut imaginer qu’à cette époque il était un très jeune Lévite. Mais après en certain temps, Esdras retourna à Babylone pour avoir la relation avec le roi, puis il fut revenu. Il était surement devenu un homme d’un très grand âge. Ou, si le temps d’absence d’Esdras à Jérusalem n’était pas si long, compte tenu de la description du dernier verset « plusieurs en avaient eu des enfants » pour ceux qui se mariaient avec les étrangères, le phénomène d’intermariage rapporté par les chefs n’était pas un événement de si longue date. 
En tout cas, à peine moins de deux générations, il arriva que ce phénomène se produisit. Le peuple si saint du début fut dégénéré et devint un peuple odieux devant Dieu. Il désobéissait au commandement de Dieu et se mariait et se faisait marier en pêle-mêle avec les femmes étrangères. C’était les horribles pratiques comme le rapportait les chefs, et chacun le savait, mais elles se propageaient comme le poudre en feu corrompant les meurs du peuple, et malgré cette connaissance du dérapage, chacun se sentait impuissant et vivait au jour d’aujourd’hui en baissant les bras pour subir passivement le phénomène sans issue. Les soi-disant chefs n’avaient aucune autorité devant cette onde impétueuse de la dégénérescence du peuple, car les gens de leurs classes commettaient le même péché, donc, à chaque nouvelle du heureux mariage de leur pareil, ils ne savaient devoir rire ou pleurer.
Donc, dès que finit la cérémonie d’arrivée du peuple d’Esdras, ils vinrent le visiter pour lui exposer l’affaire. Ils disaient, « Le peuple d’Israël, les sacrificateurs et les Lévites ne sont pas séparés des peuples de ces pays et de leurs horribles pratiques etc. » Ils reprirent, « ils ont pris de leurs filles pour eux et pour leurs fils et ont mêlé la descendance sainte avec les peuples de ces pays. » Il s’agit du commandement de Moïse en matière, écrit dans Deutéronome 7 : 2,3.
Comment ces choses arrivent-elles comme une vague incontrôlable en si peu de temps ? C’est cela qui est le cœur de l’homme. C’était le cas de Salomon qui chutait si rapidement dans l’idolâtrie. Ce peuple si saint entouré par les peuples, au début c’était 7 puissantes nations que Moïse avait prévenues, mais 3 autres sont ajoutés ici : Moabites, Ammonites et Egyptiens. De toute façon, le peuple saint entouré des pays puissants dont la coutume est idolâtre, se laissa influencer par ce mode. Le peuple voué à la sainteté signifie que pour eux Dieu est le roi. Et ce roi est tout suffisant pour ce peuple. Cependant, il cherchait un alpha au-dessus de son Dieu. C’est le point de départ de tous les vices de l’homme. L’autosuffisance de Dieu convainc jamais assez le cœur d’un homme assoiffé de la nouveauté, des jamais-vus, ce qui l’amène à se rallier avec d’autres choses, d’autres connaissances, d’autres puissance, d’autres divinités. Comme l’analysait Matthieu Henry, la psychologie de l’homme a l’attachement fondamental à l’idolâtrie. Il a beau attendre les années pour résoudre ce vice, car quoi que dans la vieillesse, dès qu’il rencontre une occasion qui enlève la suppression de son vieux démon dans son cœur, il surgit immédiatement et irrémédiablement. Beaucoup de gens prétendant chrétien se disent agnostiques, car ils disent qu’ils ne voient pas donc ne savent pas si vraiment Dieu existe. Mais ils disent chrétiens car ils trouvent le moral chrétien existe et ce moral leur fait bien. En général, la tendance agnostique est d’accepter tout ce qui contribue au bonheur de l’homme. Pour eux le christianisme n’est pas suffisant et y doivent être ajoutés, les pensées orientales, et d’antiquité, etc.
Certainement, la psychologie du peuple d’Israël était de même. Malgré qu’au début, il partît bien avec la sainte volonté, sans tarder, il trouvait qu’autour de lui il y eut des panoplies très intéressantes des différences. Petit à petit, il perdit la bonne grâce de Dieu par laquelle il avait été conduit à la terre et construisit le temple, tourna le regard vers les peuples environnants qui étaient riches et prospères. Dès qu’il fixa le regard sur leur abondance, ce regard fut conduit naturellement vers leurs dieux qui les auraient rendus ainsi prospères. Puis, l’attirance de la liaison avec ces peuples se reproduisit pour laquelle la meilleure solution était le mariage. Bien sûr que parmi le peuple, il y en avait qui étaient purement et simplement attiré par la beauté physique des filles et garçons. Mais la principale cause était cette arrière-pensée de non suffisance de Dieu.
Alors quand Esdras entendit ce rapport, il déchira le vêtement et le manteau, il arracha les cheveux de la tête et les poils de la barbe et il s’assit désolé. Personne dans le monde ne peut s’assurer du salut, sinon ce serait trop facile et de s’en vanter, en maudissant des autres. C’est un acte arrogant. Ce peuple élu se vantait souvent de son salut assuré, comme nous le voyons dans le cas des Pharisiens à l’époque de Jésus. Mais au début, ce peuple avait une grande sensibilité ayant une crainte et le tremblement devant Dieu et dès qu’il sentit qu’il offensa Dieu et que Dieu se mit en colère, son cœur était profondément désolé et il exprima ce sentiment par son acte extérieur extravagant comme le fit Esdras.
Esdras n’alla pas tout de suite à la maison de Dieu pour prier Dieu, mais resta là où il était, soit dans sa maison, soit devant le temple sans y entrer en faisant un grand deuil. Alors beaucoup de gens se réunirent autour de lui. C’était les gens qui partageaient le même sentiment qu’Esdras désolé. Il est dit qu’ils étaient ceux qui tremblaient à cause des paroles de Dieu, au sujet de la mauvaise action des déportés. Ils étaient ceux qui savaient discerner le bien et le mal avec une attitude absolue. Ils n’étaient pas compromettants. Ils avaient l’audace de dire mauvais aux gens mauvais et de se mettre du côté de bonne action. Quand nous vivons dans un monde où le compromis moral est rampant, il est difficile de choisir le bien et se mettre clairement du côté de bien. Mais cette attitude vient quand on a le sentiment de crainte et de tremblement envers la parole de Dieu. La parole de Dieu est claire et catégorique et très distinctive au sujet du bien et du mal. Ainsi, par exemple dans Romain 2 :7-10, il est écrit, - nous allons apprendre prochainement – que la vie éternelle à ceux qui, par persévérance à bien faire, cherchent la gloire, l’honneur et l’incorruptibilité, mais la colère et la fureur à ceux qui, par esprit de dispute, désobéissent à la vérité et obéissent à l’injustice. Tribulation et angoisse pour toute âme humaine qui pratique le mal, pour le Juif premièrement puis, pour le Grec. Gloire, honneur et paix pour quiconque pratique le bien, pour le Juif premièrement puis, pour le Grec.
Dans le monde de plein amalgame des valeurs, la distinction du bien et du mal et de vrai et de faux devient de plus en plus ambiguë et flou. Les gens se regardent et épient l’humeur des autres, en ne prenant pas leur position clairement, mais choisissant une opinion qui est vrai ni faux. Leur chemin prétend le milieu qui comprend aussi grand nombre de gens diverses. Mais quand nous revenons à la parole de Dieu, la parole de Dieu nous montre le clair critère de Dieu. Ainsi, quand Chrétien, le personnage principal du roman de John Bunyan, voyage de pèlerin lit la Bible, il en vint à reconnaître que le village où il vit était la ville de destruction, alors il trembla et commença à courir, en laissant sa femme et ses enfants qui le détestaient en raison de sa foi. La présence de ces gens qui tremblaient à côté est toujours une grande assurance et un grand encouragement pour le serviteur de Dieu.
Quand il fit sombre, et que le soleil s’incline dans l’horizon d’est, c’est l’heure de l’offrande de soir. Les sacrificateurs et lévites hâtaient leur pas vers le temple de Dieu. Esdras se leva et entra dans le temple. Le soir est en général le temps où le sacrificateur offre le bienheureux Agneau pour l’expiation du peuple. C’était le meilleur moment pour le fidèle d’adresser à Dieu leur prière et c’était le moment agréé par Dieu à cause de l’agneau immolé. Alors en se jetant à genoux et étendant les mains vers Dieu, Esdras se mit à prier. « Mon Dieu.. » Selon la traduction, souvent le mot confusion est abrévié. Le sentiment de confusion et de honte est le même. Quand il a honte, l’homme se sent confus. Esdras sentit la honte immense quand il regarda le péché de son peuple qui débordait au-dessus de la tête. Esdras sentit profondément la gravité du péché, car la culpabilité perçait le firmament. Mais là où il y a le débordement de la honte, il y a aussi l’abondance de la grâce pour le vrai pénitent. C’est ce dont bénéficient tous les chrétiens qui acceptent l’offrande de Jésus. Car la Bible dit que tous ceux qui invoquent le nom de Jésus ne seront pas confus. Leur honte sera enlevée, une fois pour toutes. Ainsi, 1 Jean 1 :9 dit, « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. » Sentir la honte sainte est nécessaire comme la triste selon Dieu. Dieu verse sur son sujet d’immuable grâce de pardon et de salut. De même le péché monte jusqu’au ciel, là étant Dieu plein de grâce de miséricorde, le vrai pénitent peut rencontrer Dieu.
Alors quel était le parcours de ce combattant de prière ? D’abord, il évoque le passé et l’histoire de salut qui était arrivé au peuple. C’était le point de départ de la prière. Nous ne devons jamais oublier où nous étions dans le passé. Pourtant Esdras ne monta pas jusqu’à l’Exode, le cliché d’Israël. Donc, il ne partit pas de l’œuvre de salut, mais du passé plein de péché. Ses pères étaient tellement pécheurs, que Dieu était obligé de les emporter en captivité en les livrant dans la main cruelle des rois païens. Esdras dut reconnaître profondément cette histoire irréversible du péché impardonnable. Mais Dieu vint les secourir. Il toucha le cœur d’un roi païen pour qu’il retourne au pays de Canaan. Au lieu de le juger et détruire, Dieu avait laissé des rescapés et prépara un abri dans ce lieu saint à Jérusalem et laissait encore vivre sur la terre. Quelle grâce merveilleuse de voir surtout se relever la maison de Dieu qui était en ruine et permet de vivre de nouveau dans la relation avec Dieu au milieu du peuple.
Cependant, que dirons-nous dit-il, car il savait la gravité de se détourner vers le mal dont il était sorti. Esdras était confus, dans la mesure où ce péché trahissant la grâce devient irréparable. Chacun a cette expérience de la difficulté de remédier le mal répété. Avec quelle face nous présenterons encore ? C’était le sentiment grave d’Esdras. L’intermariage n’était pas une simple convenance contractuelle pour le bien mutuel. Il s’agit de l’orientation fondamentale de cœur de l’homme. Nous pouvons dire que c’est une histoire particulière des Israélites. Mais ce n’est pas le cas. Les contemporains de Noé, cherchaient leur conjoint en voyant la beauté extérieure, mais la disposition fondamentale était coupable devant Dieu, car ils abandonnèrent le commandement de la mission de Dieu en s’adonnant au plaisir de la chair. Mais dès le commencement, il y a une sorte d’endogamie dans l’histoire humaine. L’homme avait reçu une mission de Dieu et cette mission fut partagée par un homme et une femme. Mais à un moment donné, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient fort belles et se mirent à choisir en pêle-mêle parmi elles leurs femmes. Dieu a pardonné Israël et le rétablit dans la cité sainte non pour qu’il y réside tranquillement dans le confort matériel, mais de nouveau il puisse servir Dieu en lui obéissant, mais de nouveau, il abandonna la mission et se retourna vers d’autres dieux, en se mariant aux femmes étrangères. Quand le système de mariage se corrompt, le monde se corrompt et la terre se souille. Ici le problème est le commandement de mission, de Gn 1 :28. « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la, etc… » Les gens sans missions se disent en général, « Mangeons, buvons, car demain nous mourrons. Qu’importe de nous coupler selon notre chair, car la vie est courte et nos enfants auront leur propre sort. » Mais, ils ne savent pas que leur acte est une désobéissance à Dieu qui leur a donné la mission et cette vie charnelle donne une conséquence néfaste dans leur vie.    
La prière d’Esdras n’a pas de fin ou le dénouement. Quoi que la lamentation fût profonde et la reconnaissance de la grâce haussée, la fin de la prière d’Esdras nous donne l’impression qu’il n’avait pas reçu la réponse de Dieu positive. Esdras commence sa prière par se lamenter du péché du peuple et finit par se lamenter du péché du peuple et ne semble pas s’assurer encore du pardon de Dieu, étant donné que le péché était tellement profond. Sa bouche continue de verser les mots tels colère, extermination, culpabilité, subsiste, etc. Ce sentiment de condamnation, quoi que compréhensible, compte tenu de la gravité de péché, peut être aussi une révélation d’une certaine insuffisance de ce grande serviteur de Dieu.
II. La repentance de Chékenia (Ch. 10a)
Or, la réponse de Dieu vient par un autre côté. Pendant qu’Esdras pleurait et s’effondrait dans la prière, une assemblée en-dehors du temple, hommes, femmes, et enfants s’étaient réunie auprès de lui et pleuraient en versant d’abondantes larmes.
Alors apparut un homme appelé Chekania. Il était le fils de Yehiel, d’entre les fils d’Elam. Il n’est pas dans la liste, mais son père Yehiel est dans la liste avec ses 5 autres fils d’Elam, le grand-père de Chakania. Pourquoi les gens s’embourbèrent-ils dans l’intermariage ? C’était parce que – je le répète – ils s’enfonçaient à leur insu dans une vie confortable pendant la vie dans la terre promise découlant du lait et du miel. Ils abandonnèrent leur mission et en vinrent à chercher leur confort matériel et familial. Leur vision de soi-même est très médiocre, au mieux un statu de petite Bourgois. Nous connaissons le commencement d’un réveil à Drôme en France où, selon le témoignage de Jean Cadier, jeune pasteur entre guerres, une femme qui se leva courageusement au milieu de l’assemblé pour se repentir en public de ses péchés. C'est dans la vaste paroisse de la Motte Chalancon que débuta le réveil en été 1922. En effet, c'est sur cette population rurale que soudain, en pleine moisson, alors qu'on n'abandonnait les faucilles que pour le repos ou les fêtes votives tapageuses, retentit un étrange message : " Dieu est grand ", " Dieu est souverain ", " Dieu est Dieu ", " Dieu ne se contente pas de ce que vous êtes " … On vit des hommes et des femmes, harassés par les labeurs du jour, rentrer dans les vieux temples abandonnés et poussiéreux, et là, écouter, jusqu'à une heure avancée du soir, l'appel du Dieu dont on ne se moque pas. Et l'épisode le plus touchant de ce mouvement fut cet incident autour d'un culte : une femme (2) se leva et parlant moitié patois et moitié français, coupa la parole au prédicateur, élevant la main en un geste d'autorité, puis : " J'ai compris aujourd'hui, dit-elle, que Dieu ne se contente pas de ce que je suis. Jusqu'à présent, j'ai vécu pour mes terres et mon troupeau de brebis. Je prends l'engagement de mettre Dieu à la première place dans ma vie et dans mes affaires ; le reste viendra après ! "
Dieu d'abord ! Le Réveil de la Drôme est dans cette parole. Elle enflamma toute cette région des montagnes aux plateaux élevés et aux ombres profondes, et c'est par dizaines que les conversions se multiplièrent dans les semaines qui suivirent. Dieu d'abord ! Non pas un Dieu de religion dont on se sert, mais un Dieu qui demande à être servi. Non pas un Dieu facile, commode et satisfait de rien, reconnaissant du peu qu'on lui donne, mais un Dieu grand, souverain, un Dieu saint à qui l'on doit tout, à qui l'on donne tout, qui devient la raison d'être, le centre, la passion de la vie, un Dieu qui est Dieu…
Edouard Champandol, Brigadier de la Drôme comme Jean Cadier, à qui on a demandé de prendre la parole, raconta un épisode historique qui s'était déroulé sur ces lieux mêmes, près de 200 ans plus tôt. Le supplice de cette jeune fille huguenote, Marguerite Latty, condamnée à être brûlée vive à cause de son opiniâtreté à rester fidèle à sa foi. Tandis qu'on la conduisait au bûcher élevé sur ce qui est aujourd'hui l'emplacement du temple, un soldat de l'escorte la demanda en mariage à condition qu'elle abjurât. La courageuse jeune fille répondit avec fierté qu'elle allait célébrer dans le ciel des noces infiniment plus belles que toutes celles qui avaient lieu sur la terre et elle mourut en entonnant l'hymne des martyrs : " La voici l'heureuse journée "
Surement comme ce réveil, Esdras étant un scribe versé, au-delà de cet événement triste, ne cessa de donner au peuple la parole puissante de l’Eternel. Là où il y a la parole puissante de Dieu, Dieu travaille puissamment. Finalement, cette parole œuvrant puissamment dans le cœur du peuple, avec les larmes aux yeux, en vint à produire une réforme gigantesque. Chékania était un jeune homme, mais il était un homme courageux, qui mettait Dieu au premier rang avant la relation humaine avec ses proches, car il avait son père, et ses 5 oncles, tous étant mariés avec les femmes étrangères. Mais il se leva et dire une repentance profonde, en disant, nous avons été infidèles envers notre Dieu, en épousant des femmes étrangères. Cela était vraiment l’effet irrésistible de la parole de Dieu donné par Esdras. L’Esprit de Dieu agissait puissamment dans ce jeune homme, en lui donnant le cœur contrit de la repentance et accordant la réponse à la prière de la communauté.
Puis, il put voir l’espérance malgré la situation désespérante, en disant, « Mais maintenant, il y a encore une espérance pour Israël à ce sujet. » Les yeux de ce jeune homme furent grandement ouverts pour voir la réalité éclatant du royaume de Dieu. Le cas présent est, c’est vrai, attristant, mais pas tout à fait désespérant. La maladie est menaçante, mais pas tout à fait inguérissable. Notre ruine est évitable quand nous avons recours à la repentance et la réformation. Quand le peuple se repend, il y a l’espoir qu’il peut être réformé, sa culpabilité effacée, le progrès de la contagion stoppée, et enfin le jugement que mérite le péché enlevé. Donc, quand nous nous repentons, nous n’avons plus besoin de nous attrister de nos sorts et nous asseoir comme des personnes sans espoir, mais n’avons qu’à nous lever et nous mettre en action, et Dieu amende nos erreurs, si nous mettons notre confiance en la miséricorde de Dieu. 
Enfin, Esdras, par l’assistance de tous les anciens, en vint à promulguer un décret de se réunir comme d’un seul corps pour faire une alliance avec Dieu pour la séparation d’avec les femmes étrangères.  Donc, encore une fois, le mariage n’est pas un contrat social avancé par Rousseau, mais une alliance sainte de Dieu par laquelle chacun et chacune est appelé à servir la volonté de Dieu et selon 1Jn 2 : 17, le mariage est une unité dont on se sert pendant le temps momentané sur la terre mais un des moyens les plus efficaces pour atteindre le royaume de Dieu éternelle, car chaque conjoint et chaque conjointe servant la volonté de Dieu demeurera éternellement.
Dieu est omniscient. La doctrine de prédestination de Jean Calvin nous en dit long que seul Dieu sait qui est le destiné au royaume de Dieu et qui est le destiné à la géhenne. Or, les mariés dans le Seigneur ne doivent être séparés, ce qui est le péché évident. La prédestination est une doctrine établie par Calvin, mais au-dessus d’elle, la parole prime. Quelle que soit la doctrine du théologien, la parole du Seigneur doit être premièrement respectée, en sorte que ce que le Seigneur dit le péché est un péché inévitablement. Ce que Dieu a noué, l’homme ne peut le séparer point. Mais si parmi le couple, l’un est sauvé et l’autre perdu, que se passera-t-il ? Car dans le même lit, l’un sera élevé et l’autre sera abandonné. Alors à quoi servira le mariage ? Une question essentielle. La séparation avec la femme étrangère est-elle une violation de la loi du Seigneur ? Le divorce avec l’incroyant ou si ce n’est pas vraiment une prétention humaine, et que quelqu’un dit que le divorce se fait selon l’omniscience de Dieu ou selon la prédestination divine calviniste, que dirons-nous ? En cas de mariage de la foi, le divorce éventuel risque fortement de devenir un péché, mais en cas de mariage de non foi, le divorce éventuel ne risquerait-il pas de devenir parfois selon la volonté de Dieu, quoi que personne sur la terre n’ait pas droit de le juger ?    
Il y avait une femme idolâtre, mais son cœur avait soif de connaître la vérité. Un jour, il vint en France et rencontra une femme croyante parmi les femmes des collègues de son mari au travail. Elle entendit qu’elle enseignait la Bible. Alors que la pression des autres femmes incrédules était grande, elle ne perdit pas la soif et continuait de demander à la femme croyante de lui enseigner la Bible. Et au bout de quelques temps, elle accepta Jésus comme Sauveur. Mais un grand problème se posa, car son mari n’accepta pas sa foi et se mit à persécuter. Quand elle dut retourner dans son pays, elle fut presqu’abandonné, et elle décida la séparation et s’occupa de ses enfants seulement. Elle entra dans la faculté de théologie et récemment elle devint une pasteure pour une église locale dont la vocation était l’évangélisation des handicapés de la Corée.
III. La liste des repentants (Ch 10b)
Dans le verset 10, devant le peuple réuni comme un seul corps, Esdras se leva et leur dit : Vous avez commis une infidélité en épousant des femmes étrangères, et vous avez rendu Israël encore plus coupable. Le serviteur est celui qui put dire le mal mal le bien bien. Esdras indiqua quel était le péché du peuple. Si nous épions l’humeur des autres, il ne peut y avoir l’œuvre. Mais si nous nous enhardissons et prions, bizarrement, Dieu nous donne les meilleurs mots pour toucher la fierté des gens et leur reprocher le mal, là il y a l’œuvre de Dieu. Parfois, il y en a qui disent adieux. Mais c’est un mal nécessaire, la plupart des gens s’ouvrent et accepte nos mots venant de cœur. Puis Esdras donna la claire direction pour amender leur péché. « Séparez-vous des peuples du pays et des femmes étrangères. » Cette mesure était très difficilement concevable, étant donné que la famille est une alliance patrimoniale ayant derrière toute la famille, l’affection engagée et des intérêts nombreux établis en commun. Mais Esdras était sans équivoque, et son attitude intransigeante et sans compromissions. Alors étonnamment, ce dont le peuple répond était « Oui », un consensus total, « nous le ferons comme tu le dis. » Le temps était en pluie, vraiment ça tombait bien. Les larmes et la pluie mélangées, le mouvement fit un écho retentissant de la repentance. Les gens mariés avec les femmes étrangères les amenèrent devant leurs chefs à qui jusqu’à maintenant ils étaient peu respectueux, et leur obéirent et décidèrent de se séparer d’avec leurs femmes.

Il y eux 4 personnes qui s’opposaient. Il y a toujours les gens qui résister parmi la foule obéissante. C’était les gens de mauvaise influence. La réaction d’Esdras n’est pas marquée ici. Mais malgré leur péché digne d’être lapidé, le texte garde le silence. Mais Esdras, contrairement à son ton si austère dans la promulgation, semblait être assez tolérant à leur égard. Peut-être Esdras pensait que c’était trop peu nombreux, et les négligeait ou avait la pensée de la foi, qu’eux aussi changeraient un jour leur attitude et en viendraient envoyer leur femme. En tout cas, Esdras se mit à enregistrer une longue liste des pécheurs repentis. Cette longue liste effacera ou influencera sur les gens récalcitrants. Les gens cette liste était aux yeux d’Esdras, vraiment les héros de la foi. Dans le précédant chapitre, nous avons appris qu’Esdras était un homme de foi pouvant même refuser le secours du roi si favorable pour le voyage dangereux. L’homme de foi seul sait discerner et voir les hommes de la foi. Pour Esdras, chacun de ces hommes était très précieux aux yeux de Dieu, donc il écrivit leurs noms un par un. A la fin trois noms par verset sont écrits. Puis le verset final nous dit, « Tous ceux-là avait pris des femmes étrangères et plusieurs en avaient eu des enfants. » Pour être les derniers mots d’un livre, ces mots trop médiocres. C’est la révélation de leur passée honteuse. Que voulut dire l’auteur par ces mots. D’une part, il fit éloge de leur acte héroïque de la séparation de leur femme. Mais cette histoire n’a pas de conclusion, dans la mesure où, comme en espace de deux générations, le peuple a chuté pour se corrompre, dans toute histoire humaine, l’homme ne cessera de corrompre par ce problème de mariage. Donc, la réforme est un sujet qui n’a pas de fin. Dieu devra sans cesse envoyer sa réforme, pour traiter le problème d’intermariage. De nos jours, ce problème devint une monnaie courante. Mais nous devons être réformé dans nos pensées pour que nous gardions la foi dans l’affaire du mariage et ainsi nous pouvons influer cette génération et ce pays, jusqu’à devenir le royaume de sacrificateur. 

lundi 30 avril 2018

Esdras 9:1-10:44 (Q de 6/5/2018)

ESDRAS PRIE DIEU POUS LE PECHE DE SON PEUPLE
Esdras 9:1-10:44
Verset Clé 9:6

1.     Lisez le verset 1. Quel rapport fut arrivé aux oreilles d’Esdras et par qui fut-il fait ? Quel était le contenu du rapport ? En quoi cela était aussi une affaire de l’influence ? (2)
2.     A l’écoute du rapport, quel aurait été le pathos d’Esdras et comment ce sentiment désolé fut extériorisé ? (3) Qui fut auprès du serviteur ? Jusqu’à quel moment celui-ci attendait, plutôt qu’agir autrement ? Quelle était sa posture de prière qui révélait son cœur ? (5)
3.     Lisez les versets 6-15. En quoi la façon d’Esdras du rapport est-elle censée être une révélation de sa façon de prière ? (7 :7 ; 9 :6) Divisez sa prière en sous-sections en y mettant le titre selon le sens profond que vous trouvez dans chacune d’elles. Rédigez votre prière à la manière d’Esdras.
4.     Entrant dans le chapitre 10, que constatons-nous dans la réaction du peuple ? Comment peuvent-ils être considérés comme les gens courageux ? Que firent-ils pour encourager leur leader ?
5.     Lisez les versets 5-9. Quelle était la proclamation solennelle d’Esdras envers son peuple ? Quel ton revêtit-il ? Lisez les versets 10-11. Quelle était l’attitude de reproche claire d’Esdras ? Qu’exhorta-t-il vivement après ?
6.     Quelle était la réponse du peuple ? Qui s’opposa à lui ? Pourquoi la liste des chefs à la dernier partie du livre est-elle si longue ?

7.     Pourquoi le livre nous donne-t-il l’impression de se terminer sans conclusion ? 

Esdras 7-8 (M de 29/4/2018)


UN LEADER À LA BONNE MAIN DE DIEU

Esdras 7-8

Verset Clé 7 :6

« Cet Esdras monta de Babylone ; c’était un scribe, versé dans la loi de Moïse donnée par l’Eternel, le Dieu d’Israël. Et comme la main de l’Eternel, son Dieu était sur lui, le roi lui accorda tout ce qu’il demandait. »

Il est judicieux de faire la révision de la leçon dernière. 3+3+3 = ? En chiffre 9. Mais en lettre ce serait Réveil. D’abord, le premier trois est la qualité de leader. Zorobabel a ces 3 caractères qui sont must pour devenir leader : la foi absolue, la responsabilité en amour, l’humilité de repentance. Faites remarque de l’ordre. La première chose qualitative d’un leader est la foi. Comme Hébreux 11 :6 nous dit, « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. » Donc, c’est un must non seulement pour le leader, mais pour le chrétien. Si nous ne plaisons pas à Dieu à cause de l’absence de la foi, la vie d’un croyant est ‘foutue’. La foi de Zorobabel n’est pas cumulative, mais instantanée. Hier, il commettait la faute d’incrédulité, mais peu importe, aujourd’hui, il surgit avec la foi. Zacharie dit de lui, « qui es-tu la montagne, tu seras aplanie devant Zorobabel. » Le monde n’est pas digne de la foi d’un leader. Si un leader a la foi, le conséquent naturel est qu’il lui nait un sens du responsable et il devient humble pour voir le péché de lui et du peuple et s’en repent. Le prochain 3 consistent au secret de succès. Dans les affaires du monde ou de la vie, il est important de savoir le secret du succès. Les gens du monde écrivent beaucoup de livres à ce sujet. Mais le secret de succès de l’affaire de Dieu se résume en l’envoie des serviteurs de la parole, l’ordre de l’Eternel, et le secours du monde. Ici aussi l’ordre prime. Paul dit, « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateur ? » La primauté des serviteurs de Dieu qui prêchent la parole de Dieu sans équivoque. Quand Zorobabel voulut construire le temple, il fallait la parole de Dieu au milieu du peuple. Dieu suscita deux prophètes. Par l’étude de la Bible, enfin, il arriva à l’ordre de l’Eternel pour eux. Il s’agit de ce que Dieu veut de nous, ou de moi. Sans cette conviction, tout effort humain dans le domaine religieux est voué à l’échec. Enfin, c’est ce Darius qui rendait possible l’œuvre de Dieu. Le peuple de doit pas rester solitaire. Il faut être solidaire, comme un enfant a dit. Non seulement solidaire entre le peuple, mais surtout avec les gens de dehors. C’est la raison pour laquelle nous devons exploiter toutes les relations possibles avec les gens d’extérieur. En général, ils ont le pouvoir, mais nous devons nous associer avec eux pour que Dieu qui est souverain d’eux puisse en faire valoir pour son œuvre, pour laquelle nous sommes envoyés comme instrument. Quand vous avez la difficulté des études, vous n’hésiterez sûrement pas de demander l’aide de vos camarades ou vos professeurs. Nous devons être assez humbles pour leur demander aussi l’aide quand nous en avons besoins pour l’œuvre de Dieu.

Le dernier 3 sont les 3 attitudes des croyants. Ces attitudes qui sont révélatrices de 3 premiers, est les éléments influençant des croyants. Elles sont, la patience, la pureté, et la joie. Comment les affronter, quand les épreuves arrivent, est un grand objet d’observation des incrédules d’entourage. Le leader a la patience, malgré les hauts et bas de la situation, perturbation et persécution, etc. et cela donne influence au monde. Puis, les croyants mènent la vie pure, qui ne tardera pas d’attirer les gens. Puis la joie, qui est le résultat de cette 2e chose, en vient à charmer la foule. Récemment, j’ai entendu le témoignage d’un missionnaire africain. Il était médecin. Pour ne pas être très long, il a montré sa première photo qui était la main d’un lépreux dont les doigts étaient coupés. La deuxième photo concernait une femme Soudanaise – il était missionnaire à Sudan, et ayant l’âge assez moyen, elle sourit comme un plein soleil. Tous, y compris moi, auraient senti un vrai bonheur dans son sourire. Jusqu’à là, il n’y avait rien de particulier. C’était banal. Mais il montra la troisième photo, dans laquelle on s’aperçoit que la main de la première photo était la propriété de la femme de seconde photo. Il dit avec son expérience entant que médecin-missionnaire, « le malade a plusieurs pouvoirs dont l’un est celui d’attirer les gens. » La joie d’un malade a une puissance pour attirer les gens. Voyez-vous vos yeux dans le miroir, et ils se composent en deux, la prunelle et le blanc, alors avec quelle partie voyez-vous ? N’est-ce pas par la prunelle que vous voyez les objets ? C’est ainsi qu’est la vie. Nous voyons la vie par la noirceur. Deug Zao Ping dit que si Dieu donne l’épreuve écrasante à un homme, c’est parce que c’est par cela qu’il peut être utilisé grandement. La vie qui traverse l’épreuve difficile, voit ce que les autres ne peuvent voir. Celui qui perçoit la vie éprouvée avec joie est celui qui voit l’univers par la chair rouge de pamplemousse. Son cœur est aussi large que l’océan.

I.                   Esdras, le scribe versé dans la loi (Ch 7)

Comme nous sommes assez attardés, entrons dans le corps de message, en retenant seulement cette équation, 3+3+3 = ? Le chapitre 7 d’Esdras était un nouveau départ, car il s’agit de la 2e partie qui commence avec un écart sensible avec la première partie de 1er à 6e chapitres. Commençons notre lecture par le premier verset dans lequel vous trouvez avec moi le mot « survînt ». Quoi qu’il ait apparu entre parenthèse, il porte à mon avis une signification incommensurable. Après ces événements tels la fin des travaux du temple, sa mise en dédicace et l’observation de Pâque, il se fut écoulé d’énormément de temps qui était 58 ans. Or, pendant ce temps, les rois changèrent. Darius I qui avait fait le fameux décret de construction du temple donna naissance à Xerxès I de qui devint reine Esther. Puis de ce roi naquit le roi Artaxerxès I. Après qui il y a encore cette répétition de mêmes noms de II, avec un peu de l’ordre de mélangé : Xerxès II, Darius II, Artaxerxès II. Alors 58 ans après la construction du temple, sous le règne d’Artaxerxès I, survînt comme si la fanfare se fait retentir pour l’annoncer, Esdras. C’était vraiment une grande apparition pour Israël. Cette expression un peu pompeuse s’applique à Jean-Baptiste, précurseur de Messie. Pourquoi cette apparition d’Esdras était importante ? Selon la recherche chronologique, il est dit qu’Esdras était ensemble avec Zorobabel lors du dernier retour. Sûrement, à l’époque, il était un jeune Lévite. Mais au bout de 58 ans, il est maintenant vieux. Or, pendant ce temps assez long, beaucoup de choses étaient changées. Il en était le témoin. Au fil du temps, la spiritualité du pays se mit à s’émousser, devint peut-être pas misérable, mais stagnante, les habitants ayant déjà perdu leur première joie et se glissant de plus en plus dans le service habituel et sans goût. La maison de Dieu n’arriva pas à faire son rôle spirituel correct envers les habitants qui s’installaient dans la vie d’aisance dans la nouvelle terre. Puis, il y eut ces gens qui étaient d’origine hébreux mais qui étaient devenus comme les Babyloniens en se contentant de leur confort matériel. Ainsi à deux côtes de fleuve, les gens du peuple spirituellement mouraient. Qui s’occupera d’eux ? Alors Esdras, à un moment donné, avec un grand sens de problème s’avisa à retourner en Babylone pour réformer le statu quo spirituel du pays. Puis, il y a une autobiographie d’Esdras qui commence par la généalogie. Celle-ci semble avoir fait le tri, car pour 1000 ans couverts, il n’apparait que 15 noms. En tout cas, elle monte jusqu’à Aaron, le frère de Moïse, le souverain sacrificateur, l’ombre du Christ parmi le peuple. Sans aucune intention de se vanter, Esdras sut comment authentifier son leadership au milieu du pays. Ensuite, il y a ce verset 6 qui explique par excellence le personnage d’Esdras. « Cet Esdras monta de Babylone ; c’était un scribe, versé dans la loi de Moïse donnée par l’Eternel, le Dieu d’Israël. Et comme la main de l’Eternel, son Dieu était sur lui, le roi lui accorda tout ce qu’il demandait. » D’abord, Esdras était un scribe. Depuis toujours, ce titre existait dans l’histoire, mais ce titre devint extrême honorifique à partir de ce moment parmi le peuple. La raison était non seulement qu’Esdras assumera parfaitement son rôle de ce poste qui est le gardien de la loi, mais aussi, à ce moment de stagnation de la foi du peuple, c’était un poste clé pour éveiller la nation et cela était ressenti par tout le peuple. Son rôle n’était pas d’écrire et de décrire, mais de déclarer et expliquer les choses écrites dans les Ecritures.

Le verset 6 dit donc qu’Esdras était un scribe versé dans la loi de Moïse. En effet, dans la Bible le mot hébreu qui signifie versé apparait dans un seul autre endroit à Psaume 45 :2 pour se traduire en français habile. Que signifie ce mot ? Selon wikidictinary qui fait en général une définition concise des mots nous donne « expérimenté ». Le scribe était donc un homme d’expert et un homme de grande expérience. En effet, Esdras n’était pas un scribe ordinaire, mais était un scribe bien expérimenté dans le domaine de la loi. Bien sûr que la Bible, tout le monde apprend et beaucoup de gens pensent qu’ils connaissent mieux qu’aucune autre. Mais la façon de recevoir son enseignement diffère d’une personne à l’autre et le niveau d’acquis le fait aussi. Esdras était un spécialiste dans la loi, pour que les gens le cherchent pour lui obtenir les conseils utiles. Dans la vie professionnelle, il est important de devenir un spécialiste bien expérimenté et bien branché. Quand j’ai la question des ressources humaines, j’ai consulté bergère Béatrice, car elle a non seulement dans ce domaine sa connaissance, mais a sa propre expérience. Quant à moi, j’ai donné quelque conseil pour le start-up de sœur Elise, quand elle me le demanda, car j’ai des expériences au niveau de la gestion venant de ma carrière de gestionnaire. Mais tous les serviteurs de Dieu doivent être l’expert de la parole de Dieu, selon l’appel principal de la vie pour eux. Un frère a dit qu’il était versé dans la théorie, mais il était loin de la grâce. Justement, il a besoin d’être versé dans la loi de l’Eternel, qui s’accompagne de la grâce sans quoi elle est comme une carapace d’un être. Qu’est-ce que l’expérience ? Il a une expérience d’échec avec la première étudiante de la Bible, mais il a ce souvenir de verser les larmes avec elle, c’est là le chemin de devenir expert. En disant que je suis chrétien, si quelqu’un n’a aucun expérience ou même souvenir d’enseigner quelqu’un, ou aucune expérience de passer la nuit blanche pour son âme, ni aucune expérience d’avoir échoué dans son service, il est loin d’être un expert. 

Le verset 6 nous rapporte que le roi lui accorda tout ce qu’il demandait. Pourquoi ? C’était parce que la main de l’Eternel, son Dieu était sur lui. Cette semaine, nous sommes grandement émus par le serrement de deux mains dans la scène politique. Les deux mains joints l’un à l’autre, en sortant de leur inimitié donnaient la joie à tous les peuples de la terre. J’ai été tout à fait ému du fait que le chef du Corée du Nord, Kim Jung Un semblait écouter notre prière pour se repentir. J’ai été ému, jusqu’aux larmes. Il a mentionné même une éventuelle unification. Le journaliste du monde cite la maxime française, « le diable est dans les détails. » C’est un maudit regard suspicieux. C’est vraiment diabolique. On ne croit jamais. Qu’importe ! Il ne comprend pas comment un peuple qui fut divisé pendant 70 ans par la force étrangère souffrait si désespérément. Tous les visages de tous mes parents qui passaient outre-tombe me passait à l’esprit. Un autre journaliste du même journal m’a étonné d’avoir décrit le chef d’Etat outre-Atlantique comme un homme instable. Monsieur Président des Etats-Unis Monsieur Trump lira cet article, il s’en foutrait. Mais quand il fut élu, quoi que beaucoup d’américains ne l’aiment pas, j’ai cru qu’il ferait quelque chose, à cause de son charisme et foi, et il l’a fait. Il est un homme courageux. J’en suis sûr, car il ne regarde pas l’humeur des autres. Il semble que Monsieur le président de la République française, Emmanuelle Macron aussi a écouté notre prière pour lui, et cette même semaine, elle a fait preuve de sa repentance, car sans la repentance, à ma vue, agir ainsi n’est pas possible. Dans le congrès américain qui est la plus haute institution américaine, il parlait ouvertement de la peur. Le nationalisme est la preuve de la peur. Il semble se référer à l’histoire. C’était la matière principale de son mentor Paul Ricoeur, éminent professeur protestant. En citant le célèbre proverbe de Frankline Roosvelt, « One thing we have to fear is fear itself » il a défini la peur, en disant qu’elle ne construit pas, elle affaiblit et paralyse. L’homme lâche ne pourra jamais dire cela. Un autre homme politique en France était un petit homme. Pendant son mandat, un étranger m’a dit de lui que ce qu’il lui rappelle est un scooter. Ces jours, il critique que le président actuel est un président des riches. Quelle médiocrité ! Qu’il ferme, je me suis dit. Dans ce monde, il n’y a vraiment pas beaucoup d’homme lâche. Mais l’histoire roule à travers les hommes courageux. Les mains tendues des deux anciens ennemis sont un acte merveilleux de courage et donne le bonheur. Nous devons nous égayer sans suspicion, et prier continuellement et pour la Corée, jusqu’à l’unification. Qu’est-ce que la peur ? Chacun a peur, n’est-ce pas ? Mais comme Roosvelt l’a défini, ce n’est pas un phénomène psychologique, mais une personne à combattre. Si nous reculons devant elle, elle en viendra à nous envahir et nous engloutir. Mais si nous avançons et la combattons, nous finiront par la détruire et la gagner. La situation peut ne pas changer. Mais ça dépend de quelle est notre attitude devant elle. Un Coréen est venu en Allemagne comme missionnaire. Selon le système en Allemagne, l’examen d’entrée en doctorat est extrêmement difficile. En voyant passer beaucoup de temps pour l’œuvre de Dieu, son ami lui conseilla que ce serait mieux de se concentrer dans l’examen, plus que de passer oisivement le temps pour prêcher et soigner les autres. Il naquit dans son cœur une peur. Mais il retint une promesse de Dieu Mt 6 :33 et continuait de prêcher la parole dans le campus. Deux personnes furent converties par l’étude de la Bible. L’un était Rolland, dans la chambre de qui il y eut pleins de posters des femmes nues et étant drogué, il ne put rester assis plus d’une heure. Mais par l’étude de la Bible, il fut changé, en sorte que dans son cœur désertique, l’arbre appelé « amour » se mit à pousser et grandement transformé sa vie et il se mit à témoigner l’amour de Dieu autour de lui. Une autre personne était Frank. Sa chambre était comme porcherie. Il ne se lavait jamais, corps plein d’odeur, son caractère était changeant, d’une brebis en lion féroce à tout moment. A chaque étude, il conclut que c’est un blabla baratin. Il voulut abandonner la brebis, mais comme il a fait son vœu, il ne le put. Un jour, il se posa la question, « est-ce qu’il sera possible que je sois un nouvel homme ? » Pendant qu’on priait main à main, un liquide tombait sur la main, c’était sa chaude larme. Il fut converti. Il établit ainsi deux disciples en Allemagne, pendant son court séjour en Allemagne en doctorat. Il est un des grand Coréens, qui a vainquis la peur et remporté la victoire. Il s’appelle Dr. Han Byung Sae.

Laissez-moi faire une petite digression. Un des clients dit que si les deux Corées se réunissent, la Corée deviendra plus puissante que le Japon. Quand j’ai dit K-Pasteur, quelqu’un a raillé en disant, qu’il est sorti d’un petit pays. Qu’importe ! Le chien abois, mais la caravane passe. Quand deux Corées se réuniront, je pourrai dire : je suis K-Pasteur chantant en jouant de l’harmonica, venez écouter mon récital. En ce moment, ce n’est pas sûr, mais ce qui est certain, c’est que tous les coréens ne prient que pour cela depuis 70 ans. Il ne faut pas être lâche, mais courageux dans notre vie de tous les jours. Nous ne devons jamais dire en cachette lâchement n’importe quoi. Puis, nous devons respecter le serviteur de Dieu, le prédicateur de la parole de Dieu car il est un instrument de Dieu appelé à élargir le royaume de Dieu. A travers Esdras, l’homme de foi courageuse, la main de Dieu bouge, il bénit et il maudit. Selon lui, Dieu bénit Israël, et Dieu bénit aussi la Perse.  

Les versets 7-9 sont le résumé du voyage d’Esdras et son peuple. Ils partirent le 1er du premier mois, et ils arrivèrent 1er du cinquième mois, donc 4 mois. Et pendant ce temps, la bonne main de son Dieu était sur lui. Nous reviendrons à cette expression très usitée d’Esdras, dans le prochain chapitre. Dans le verset 10, nous retrouvons l’identité de scribe d’Esdras. Il est défini, par la vie d’Esdras : « Car Esdras avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Eternel et à enseigner en Israël la règle et le droit. » Ici, l’ordre est à observer. D’abord, Esdras s’applique à étudier, c’est-à-dire, non par curiosité, ni ostentation, mais s’efforce à comprendre le sens profond de la loi et la parole de Dieu. C’est un investissement total, mental, psychologique, vital et physique, en tout cas toute la vie, comme un explorateur du pôle du nord pour découvrir un trésor scientifique. Ensuite, il le met en pratique. Après avoir compris l’enseignement de la Bible, il ne le laisse pas dans sa tête ou sa réserve de connaissance, mais il le met en pratique, ce qui rend sa doctrine beaucoup plus efficace. Jamais sans pratiquer, la connaissance ne deviendra la vérité véridique. En pratiquant, l’homme appréhende profondément le sens des mots de Dieu. Enfin, il désire ardemment instruire les autres, et travaille de tout son cœur pour les aider par la parole afin qu’ils puissent eux aussi la connaître et la vivre.

Ensuite, c’est la description de l’édit du roi d’Artaxerxès qui se résume en 5 ordonnances. 1) la permission accordée à tous les sujets perses d’origine israélites d’accompagner Esdras à Jérusalem (13) 2) La permission à Esdras de transporter à Jérusalem certaines offrandes faites par le roi et ses principaux courtisans au Dieu d’Israël (15,19) 3) la permission à lui de transporter à Jérusalem les offrandes volontaires des Juifs et autres personnes résident à Babylone (16) 4) permission à lui de puiser dans le trésor royal jusqu’à cent talents d’argent, cent kor de froment, cent baths de vin, cent baths d’huile, et du sel à discrétion. 5) le bénéfice de l’exonération de l’impôt à tous les classes de l’ordre sacerdotal et 6) permission de nommer tous les magistrats et les juges subordonnés.

Pour finir le chapitre, la libéralité des rois païens pour soutenir le culte de Dieu, reproche la conduite de nombreux rois de Juda, et se lèvera en jugement contre la convoitise égoïste de ceux-ci dans le passé. Beaucoup de chrétiens professés épargnent leurs biens et donnent très peu. Une vie de sacrifice leur parait étrange. Ils ont peur d’une perte éventuelle. Mais ce roi païen ouvrit son trésor royal et sacrifie beaucoup pour le Dieu d’un pays étranger. Avec nos mains vides, si nous cherchons, nous trouvons que nous avons beaucoup de réserve énergétique que Dieu nous a fournie, surtout quand on est jeune. La main de Dieu bouge ainsi le cœur d’un incroyant, jusqu’à ce qu’il sacrifie beaucoup pour Dieu d’Israël. Ensuite, que fit Esdras en voyant cet édit si favorable du roi ? Esdras bénit deux choses : D’abord, pour sa mission. Si quelque bien apparaît dans nos cœurs ou dans le cœur des autres, nous devons avouer que Dieu l’a mis là et le bénit. C’est lui qui agit en nous, à la fois pour vouloir et pour faire ce qui est bien. Ensuite, pour son encouragement. Dieu m’a tendu la miséricorde. Esdras était un homme de courage, mais il n’attribuait pas cela à son propre cœur, mais à la main de Dieu. Si Dieu nous donne sa main, nous sommes audacieux et joyeux ; s’il le retire, nous sommes faibles comme l’eau. Quoi que nous puissions faire des choses pour Dieu et pour ceux qui nous entourent, Dieu doit avoir toute la gloire.  

II.                La foi d’Esdras (Ch 8)

Des multitudes de Juifs, qui aimaient mieux leur aisance que leur religion, se croyaient bien là où ils étaient, et ne croyaient pas que Jérusalem améliorerait leur condition, ou se laissaient intimider par la perspective des difficultés qu’ils pourraient rencontrer dans leur voyage, et préféraient rester à Babylone. Quelques-uns, cependant, se sont volontairement offertes pour aller avec Esdras, et les chefs de leurs nombreuses familles sont ici enregistrés pour leur honneur, et le nombre de mâles que chacune a amenés, s’élevait en tout à 1496. Puis, grâce à l’ardeur d’Esdras, 38 Lévites y étaient ajouts.

Enfin, le peuple de retour arriva près du fleuve d’Ahava, et alors Esdras proclama un jeûne d’humiliation. C’était pour demander à Dieu l’heureux voyage. Dans le verset 22, il apparait une sorte de confession d’Esdras. « J’aurai eu honte de demander au roi une escorte et des cavalier pour nous protéger contre l’ennemi pendant la route, car nous avions dit au roi : La main de notre Dieu est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force et sa colère sont sur tous ceux qui l’abandonnent. » Ici, si le roi avait proposé l’escorte ou pas est énigmatique. Mais en tout cas, le scribe fut tenté d’acquiescer la protection du roi qui lui était favorable jusqu’à ce qu’il accorde tout ce qu’il demandait. Mais Esdras refusait et se refusait de s’appuyer sur l’aide et le secours du roi Artaxerxès dont le pouvoir était, comme son surnom « une longue main » le signifie, incommensurable dans son royaume. Mais Esdras était un homme de foi. Surtout sa foi et son courage consiste à vivre conformément à sa confession. Beaucoup de chrétien changent leur posture et leur opinion selon la circonstance. Oui d’aujourd’hui devient non de demain. Mais Esdras avait cet aspect inébranlable d’un homme de Dieu dans lequel il ne changeait ni rétractait sa position ou le vœu une fois exprimé. Il était un témoin devant le roi, en disant clairement que celui qui cherche le bien profitera de la bonne main de Dieu, alors que celui qui ne le cherche pas subit la perte et la condamnation divine.

Ici, devant nous il y a deux alternatives, d’un côté il y a la facilité, et d’autre côté, il y a un chemin de non compromission de coûte que coûte. Si un croyant doit vivre conformément à la vérité divine, il ne peut ni a le droit de trahir sa propre parole, de peur que la colère de Dieu s’abatte sur lui. La foi caméléonesque est une monnaie courante de la chrétienté. Nous devons éviter ce fléau de nos jours, et garder coûte que coûte nos vœux et nos postures jusqu’au bout. Notre église est une église qui se concentre sur la confession de foi par l’écriture. Je trouve qu’il y a beaucoup de talent pour l’écriture dans notre église et j’en remercie profondément. Mais la belle phrase ne nous garantit pas le salut. Nous devons vivre selon nos mots, non seulement ce qui est dit de nos bouches, mais ce qui est écrit dans le témoignage, non présenté. Si nous persévérons dans ce chemin d’entrainement de la conformité, Dieu nous élèvera chacun et chacune comme une grande influence dans le monde comme Esdras.

Revenons à cette fameuse expression de la main de Dieu. Cette expression symbolique, « la main de notre Dieu », exprimant la protection divine, se produit avec une fréquence remarquable dans les livres d’Esdras et de Néhémie et elle leur est caractéristique. Là nous trouvons une certaine beauté et une force propre. La main est bien sûr le siège du pouvoir actif. Elle est sur ou au-dessus d’un homme comme un grand bouclier levé haut sur lui, au-dessous duquel, il y a un sûr abri. Ainsi, cette grande main se penche sur nous, et nous sommes en sécurité sous son creux. Comme un enfant porte parfois un papillon aux ailes tendres dans le globe de ses deux mains pour que la floraison sur les ailes ne soit pas ébouriffée par le battement, ainsi il porte nos âmes faibles et désarmées sous la couverture de sa main toute-puissante. De même qu’un père peut poser sa propre grosse main musclée sur les petits doigts de sone enfant pour l’aider, le contact pourrait nous fortifier pour tirer la « flèche de la délivrance du Seigneur ». Ainsi, la main de Dieu sur nous nous répartir le pouvoir ainsi que la protection ; et notre « arc fait abonder la force », quand « les bras de nos mains se sont rendus fort par les mains de Dieu de Jacob tout puissant. » C’était la foi d’Esdras, et cela doit être aussi la nôtre.

Spécialement, en ce qui concerne une main invisible, et dépendance des aides visibles, nous tous avons besoin d’être très rigoureux dans notre inspection de soi. La foi dans la bonne main de Dieu sur nous pour le bien va parfois conduire à l’abandon de l’aide matériel, et toujours à la subordination à l’aide matérielle. C’est une question de détail, qu’une personne doit se résoudre pour lui-même à chaque occasion, à ce que dans un cas donné, l’abandon ou la subordination est son devoir. Ce n’est pas ici le lieu où nous entrons dans une telle question si large et difficile. Mais, dans tous les événements, souvenons-nous et essayons de faire œuvrer dans nos propres vies, ce principe que la chrétienté accommodante de nos jours a tellement nidifié avec si grand nombre d’exceptions qu’il n’y est resté presque aucune surface laissée entier ; que l’abandon ou l’abnégation total et renoncement des aides extérieurs et des secours des biens matériels est parfois essentiel à la préservation et à la véritable expression de la dépendance de Dieu.  

Il y a très peu de crainte que l’un de nous pousse ce principe de façon chevaleresque. Le danger est tout autrement. Il vaut donc la peine de remarquer que nous avons ici un cas où un homme est porté par un certain enthousiasme supérieur à ce que la simple loi du devoir l’emporterait. Esdras n’aurait pas eu de mal à demander une escorte, vu que toute son entreprise serait rendu possible grâce au soutien du roi. Il n’aurait pas « appuyer sur un bras de chair » en se servant des troupes royales, pas plus que lorsqu’il se sert de l’édit du roi. Mais un vrai homme sent souvent qu’il ne peut pas faire les choses qu’il pourrait faire sans péché. « Tout est permis, mais tout n’est pas utile, » dit Paul. Le même apôtre a soutenu ardemment qu’il avait un droit parfait au soutien d’argent des églises des gentils ; et puis, dans le souffle suivant, il flambe pour dire, « pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’écris pas ainsi pour qu’il me soit attribués ; car j’aimerais mieux mourir… ! Personne n’enlèvera ce sujet de gloire. » Un esprit sensible, ou celui profondément ému du sentiment religieux, dépassera de loin, comme l’apôtre dont les pieds sont animés par l’amour, l’âme émoussée, dont les pas ne sont poussés que par la pensée du devoir. Il vaut mieux que la coupe déborde que de ne pas être pleine. Là où nous prenons plaisir à faire sa volonté, il y aura souvent plus qu’un scrupuleusement réglé ; et là où il n’y pas parfois « plus, », il n’y en aura jamais assez. 

Fin du message.