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lundi 19 février 2018

Colossiens 4 :2-18 (M de 18/2/2018)

QUE DIEU OUVRE LA PORTE A NOTRE PAROLE
Colossiens 4 :2-18
Verset Clé 4 :3

Dans ce dernier message de Colossiens, nous allons étudier en quatre parties :
I. L’exhortation de la prière de Paul : caractéristique de la prière (2) 
II. Que Dieu œuvre une porte à notre parole : qualité de délivreur et réceptacle (3,4,6)
III. Rachetez le temps ; le problème de paresse (5)
IV. Les fidèles serviteurs ; leur dignité et rôle (7-18).

I. L’exhortation de la prière de Paul : caractéristique de la prière (2) 
En finissant sa lettre aux Colossiens, Paul souligne de nouveau l’importance de la prière. Alors qu’est-ce que la prière ? Nous faisons beaucoup de prière. Mais souvent nous connaissons mal la prière. La prière est la voix adressée à Dieu. C’est un grand oral devant Dieu. Quelqu’un dira, comment, la prière est plutôt un dialogue intime avec Dieu. Il a raison, mais je dis quand-même que c’est un grand oral devant Dieu. Devant le jury, les élèves doivent exprimer leur idée. A ce moment, les élèves ne peuvent pas raconter n’importe quoi qui passe dans son esprit. Ils doivent bien ordonner ses idées pour les exposer devant le jury. Il en est de même pour la prière. Il faut parler. Nous ne pouvons pas dire que même si je ne parle pas, le Jury comprend mon idée, c’est ridicule. Dieu connaît notre cœur, mais il attend que nous exprimions. Et cela demande beaucoup d’entrainement. Jésus encadre la prière en disant, « vous qui priez, ne répétez pas les mots comme le font les païens. » Donc, c’est clair, Jésus veut que ceux qui prient adressent leurs mots de la bouche à Dieu. La raison par laquelle l’église contemporaine est mourante, est une partie à cause du silence de ses fidèles. En règle générale, si on prie en cœur, on risque de répéter tout le temps la même chose, et les gens le font parce que personnes ne l’entend. Mais si quelqu’un parle, il ne peut répéter la même chose. Donc, il faut parler en priant. Au fur et à mesure que nous parlons, nous pouvons nous fortifier, et nous pouvons chasser des pensées inutiles de la tête, et nous en venons à nous assurer de l’exaucement. Surtout quand les fidèles sont dans une même pièce, il est fortement recommandé que chacun prononce les mots pour adresser la prière à Dieu. C’est un entrainement. Retenons ce fait important. De nos jours, beaucoup de gens procède à la méditation et confondent qu’elle est la prière. Ce n’est pas ainsi. La prière de pentecôte était celle qui tremble la terre. La prière n’est pas le problème de la nuisance. Nous devons savoir nous séparer des voisins et adresser nos sujets oralement à Dieu. Au milieu de la foule, Dieu écoute chacun d’eux qui s’adressent à lui. C’est un mystère. A chaque Pain Quotidien, j’expérimente le savoir prier, c’est que quoi qu’il arrive à côté de moi, moi je prie Dieu avec mes sujets. C’est difficile, car si quelqu’un à côté hausse la voix pour faire sa soi-disant prière fracassante ; ça forcément va me gêner, et ça dérange vraiment. Mais malgré cela, si j’arrive à adresser à Dieu mes sujets de prière correctement avec la concentration pour Dieu, c’est un preuve de la grande maturité. De nos jours, M. Blanquer dit pour les bacheliers qui entrent dès la prochaine rentrée, ils auront le grand Oral de maturité. C’est un terme assez spirituel je trouve. Nous devons avoir une maturité dans la prière, nous pouvons savoir prier correctement Dieu malgré le dérangement des prieurs à côté. Si nous y réussissons, j’assure que nous n’aurons tous aucun problème pour avoir la mention très bien dans le baccalauréat.

Mais ce que souligne Paul ici n’est pas l’oralité, mais plutôt persévérance, car pour la prière cette vertu est plus saillante. Beaucoup de gens ne continue pas de prier, car ils ont la démangeaison des genoux pour rester assis en posture de prière pendant longtemps. Ils s’affairent toute la journée sous prétexte de pouvoir faire la prière en bougeant tout le temps. Mais eux sont dans l’erreur, car ainsi ils ne prient pas, seulement ils font semblant de prier. Combien l’homme est changeant. Il change l’attitude quand la situation change. Et il justifie leur changement à cause de cela. Puis, après longtemps d’attente, je dis attente, non prière, il abandonne l’attente, car ce qu’il attend ne vient pas. Ils n’attendent même pas les choses, pas plus qu’ils prient. Mais la prière doit se faire avec beaucoup de persévérance, quel que soit la situation. Même si l’exaucement n’arrive pas tout de suite, le croyant doit avoir l’attitude de venir se courber devant Dieu pour le prier pour le même sujet. C’est vrai que nous avons le même sujet qui nous paraît traîner des années et des années, mais malgré cela nous de devons pas retirer ce sujet de nos répertoire de la prière. Nous continuons, car nous savons que Dieu bienveillant nous répondra un jour. 

Ensuite, Paul dit, « veuillez-y avec actions de grâce. » C’est le deuxième élément le plus important. Sans l’action de grâce, la prière n’est rien. Elle perdra tout de suite sa validité. Elle ne se tient pas sans l’action de grâce. Nous avons compris maintenant pourquoi Paul parle si souvent du remerciement. Déjà, depuis le chapitre dernier, 5 fois, l’expression qui touche au remerciement apparait. Nous devons chercher et creuser les sujets de remerciement chaque jour davantage. Parmi mille sujets de remerciement, nous ne faisons filtrer que quelque goutte de remerciement. C’est une attitude très mauvaise, si nous voulons prier.

Si vous priez avec le gémissement, ou la plainte, ou le mécontentement, votre prière s’arrêtera bientôt. Plus on creuse le remerciement, Dieu nous verse la joie de prière. Et plus la joie de prière est grande, plus nous avons le désir de venir devant sa face. Plus nous aurons ce désir, Dieu se réjouit de nous répondre. Mais comment pouvons-nous trouver les sujets de remerciements ? La plupart des sujets de remerciement touchent aux relations des autres. Bien sûr, si vous avez obtenu l’augmentation de salaire, la promotion, la bonne note, le diplôme, vous avez la joie et en remerciez. Mais ces sujets de remerciement n’ont pas de longue durée. Mais si vous trouvez les sujets de remerciement par rapport à vos voisins, vos parents, vos enfants, vos brebis, vos pasteurs, vos ouailles, vos maîtres, alors vos remerciements deviennent durables. C’est un des secrets des chrétiens. Ainsi, quand vous venez à la maison de Dieu, et vous trouvez le rayon de soleil briller sur les faces de vos frères après avoir exprimé leur foi et décision, vous sentez la joie pure, car dedans il n’y a rien d’égoïste. Ces remerciements purs et sincères engendre et amplifie la joie dans vos cœurs. Donc, venez aussi souvent que possible dans la maison de Dieu et ayez la communion avec les autres membres. Puis, si vous avez quelque sujet, demandez aux fidèles de prier pour vous, et ils auront la joie d’en parler à Dieu, et Dieu vous écoute à travers eux.  

Regardez notre grand frère Paul. Il n’hésite pas de demander le soutien de prière à ses frères et sœurs en Christ. Paul était leader, et il ne les avait jamais vu et connu, mais Paul était si humble qu’il présenta ses sujets importants pour obtenir leur soutien. Quel sujet porta-t-il ? C’est au sujet de sa parole. Ici, nous avons l’impression que la parole est personnifiée. La parole entre par la porte et sort par la porte. La parole personnifiée est Jésus-Christ. Jésus-Christ se tient dehors et frappe la porte et si nous ouvrons la porte, il entre par la porte et soupe avec nous dit Jean dans son apocalypse.

II. Que Dieu œuvre une porte à notre parole : qualité de livreur et réceptacle (3,4,6)

Paul porte la parole et il souhaite qu’une porte soit ouverte à sa parole. Comme Jésus est la parole personnifiée, de même pour celui qui porte Jésus, sa parole est aussi personnifié. Il est petit Jésus et il est le porte-parole de la divinité. C’est un rôle très important. C’est un ambassadeur du Christ et le témoin vivant de la résurrection de Jésus. En lui réside la clé pour le salut et la perte d’une âme. Or, Paul dit que ce soit ainsi pour qu’il puisse apporter le mystère du Christ aux ignorants. C’était la mission confiée par le Seigneur, car sans ce mystère, les âmes sont mourantes impitoyablement. Donc, à cause de ce but, il se fit emprisonner portant les chaînes à son corps.

Or, cette parole doit être sans équivoque. Il dit qu’il parle clairement, et comme il le doit. Les gens sont si sentimentaux, qu’ils sont aptes de modifier la parole sous prétexte de faciliter l’acceptation. Pourtant entretemps, ils en viennent à modifier le contenu inexorablement, si bien que l’évangile subit d’une modification fatale. Ce danger est d’autant plus grand que nous vivons dans un monde forcément humaniste. Donc, bien parler et clairement et comme il faut est très difficile, mais néanmoins indispensable pour le salut. Paul dit par la suite, « il faut toujours qu’elle soit accompagnée de grâce, assaisonnée de sel… » Les caractères de Dieu est d’une part la grâce et d’autre par la justice. Esaïe dit dans 26 : 10, « Si l’on fait grâce au méchant, Il n’apprend pas la justice. » Donc, correctement parler de Dieu est vraiment une tâche difficile. Mais le serviteur est appelé à parler de lui aux âmes pour qu’ils sachent la grâce et la justice et leur âme soit amenée à être sauvée. Le sel est un élément nutritif indispensable à la cuisine. Il défend la corruption de la nourriture. Il donne aussi la saveur aux mets. De façon argotique, quand on dit quelque chose de couteux, on dit qu’elle est salée. Autrefois, le sel est utilisé comme une monnaie de la nation, car il est indispensable à la vie de l’homme. Le sel est donc un élément qui donne le goût aux hommes, mais qui coute comme sacrifice par exemple qui fait le deuil de l’appréciation des autres ou l’amour de l’interlocuteur. Paul dit que c’est afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun. Donc, ceux qui sont toujours doux et conciliant ne sont pas forcément idéaux du point de vue de l’évangélisation. Parfois, nous devons savoir mettre dans nos bouches quelques mots piquant, aigre-doux ou réprobateur, car sinon avec nos mots doux l’interlocuteur n’arrive pas à avoir la réponse pertinente. Paul dit, « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convainc, reprends, exhorte, avec toute patience et instruisant. » Dans le monde libéral où nous vivons, quelques mots de cette liste ne pourront pas convenir. Comment insister, et ce à n’importe quelle situation de l’interlocuteur, comment oser reprendre, et si c’est un supérieur en plus, comment tenter de l’instruire ? Mais nous devons dire nos mots assaisonnés du sel, si nous voulons sauver une âme.   

Paul disait qu’une porte soit ouverte par Dieu pour sa parole. De quoi s’agit-il ? Paul a expérimenté beaucoup de cas concernant la porte. Par exemple, quand il voulait prêcher la parole dans l’Asie Mineure, la porte était fermée par je ne sais quelle raison. La nuit, Paul eut une vision sur un Macédoine qui lui disait, « Viens nous secourir ». Dès ce moment, Paul cherchait à traverser la mer d’Egée, pour aller en Europe. En tout, l’Europe n’était pas favorable pour lui de prêcher la parole. Mais Paul comprit que Dieu veut ouvrir la porte de l’Europe. Et quand il traversa la mer et entra dans la première ville Philippe, il n’y avait pas de synagogue afin qu’il puisse prêcher selon sa coutume. Donc, il se promena près de la mer et là il rencontra un groupe de femmes et pendant la conversation, Dieu ouvrit le cœur d’une femme appelé Lydie et le toucha afin qu’elle accepta l’Evangile et devienne la première femme convertie en Europe. Par cet épisode touchant, nous comprenons que la porte ouverte à la parole est ? - bien sûr que ce peut être une condition physique telle la facilité du transport, la langue, la coutume similaires, l’existence de la synagogue comparable à une école permettant le prosélytisme, etc. Mais le principal facteur pour déterminer la porte est le cœur. Si le cœur s’ouvre, la porte est ouverte.

Même si cela ne touche pas vraiment le contexte, justement par rapport à la femme marchande de Lydie, j’aimerai vous parler une histoire sur la porte. Elle était une femme très active. Autrefois où la société est très machiste, la femme n’est pas compris comme main-d’œuvre, c’est-à-dire la population active. Elle est passive en général. Mais Lydie est très active : peut-être précurseur de la modernité. J’ai vu une femme française qui a décidé de vivre dès son arrivée à son travail, de la dépendance de la sécurité sociale. Au bout de quelques mois, elle arrêta de travailler sous prétexte de la maladie psychologique et vivait en dépendance de ce système qui a un visage caché d’un monstre en France. Selon ma conviction, si ce n’est pas le licenciement économique, ce système a plus de méfait que le bienfait pour une âme humaine. Il vaut mieux que je décide de mourir de faim plus que de dépendre de ce système rendant l’homme dépendant et paralysant. Comme vous le savez, la porte a plusieurs éléments. C’est bien sûr qu’elle est un morceau de bois ou une pièce de fer. Or, pour que la porte soit tenue et qu’elle fonctionne, il faut ce qu’on appelle gond. C’est une pièce attaché dans un cadre ou poteau sur lequel une porte se tient et tourne. Or, dans la Bible dit que la porte tourne sur des gonds, les paresseux sur son lit (Pr 26 :14). Je vous parle de ça, car la paresse – nous en parlerons – d a une affaire de cœur et le cœur c’est la porte.

Il y avait un épisode intéressant d’un pasteur coréen. Quand il fut invité à une grande église, après avoir prêché, il a mangé avec les anciens de l’église, parmi lesquels une personne a raconté que même si les pasteurs prêchent avec grandiloquence l’Evangile, le Salut, etc, on vite s’aperçoit lors de la visite des ouailles, elles considèrent cela comme un peu moins que 10 centimes. En Coréen, le salut se prononce de la même manière que 9 centimes. Cela fait éclater le rire, après quoi tous les convives se sentaient un peu déprimé à cause du contenu du propos. En effet, c’est l’état de cœur des gens modernes.  

III. Rachetez le temps ; le problème de paresse (5)

Alors que signifie que Paul parle que la porte est ouverte à la parole. Je viens de dire que c’est le cœur est ouvert à la parole de Dieu et cela est vrai, sinon la parole tombe par terre ou complètement bloqué inutilement. Mais est-ce que c’est cela que veut dire que la porte est ouverte ? Je pense que non.

La raison pour laquelle un converti ne vit pas en jouissant de la joie de salut étant toujours accompagné par le Seigneur est qu’il ne s’efforce pas de se sanctifier. La raison de la venue de Jésus n’est pas seulement qu’il veut nous donner le salut, mais qu’il veut nous donner la vie, et cela en en abondance, dit Jean 10 :10. Or, cette vie abondante ne peut être donnée que lorsque nous nous efforcions de nous sanctifier sans cesse en imitant l’image de Jésus-Christ et le servant activement. La semaine dernière, j’ai rencontré un autre pasteur qui vivait plus de 20 ans en Afrique comme missionnaire qui m’a dit qu’il se lamente de la quasi-absence de vrai croyant aujourd’hui dans l’église, qui, avec une vie nouvelle en Christ, peut montrer au monde la vraie lumière pour l’éclairer. Il ne le peut pas parce que son mode de vie est complètement identique à celui du monde. D’où, confessa-t-il, son ultime but de la vie de former de véritables disciples par l’entrainement. Alors ainsi entrainé, dit-il, les croyants pourront devenir le flambeau de Dieu dans ce monde si corrompu.

Or, dans ce processus si noble de Dieu, la paresse est, si j’emprunte les mots du premier pasteur mentionné là-haut, un mal représentatif et l’impureté spirituelle à absolument éradiquer chez un croyant. Il dit qu’en général, les gens pensent que le travail est une malédiction, ce qui est faux, car le travail est une bénédiction, et seulement l’absence du fruit engendré dans le travail et la souffrance qui s’ensuit sont la malédiction. Il en est de même pour le salut. Le salut est comme une terre vierge, et il faut semer là-dessus et récolter le fruit sans cesse et cela ne se fait que par la constante sanctification. Si elle n’est pas travaillée, cette terre risque d’en tourner dans un état non exploitable. Un frère a dit, que je travaille plus pour l’homme, mais pour le Seigneur, et quand il lui est donné une tâche difficile, il s’attelait à elle avec un zèle excessif, refusant de s’arrêter même lorsque son responsable lui concédait le repos, car il voulait faire le travail jusqu’à son terme. Je me suis dit en le lisant, « Bravo, mon frère, c’est ça qu’il faut. »

La Bible dit que la paresse est un mal à horrifier et cela s’avère quand Jésus dit que c’est le mal quand il parle du serviteur qui était paresseux. Or, de même que les gens pensent que les habitudes du péché ne sont pas très graves, de même, ils pensent que la paresse n’est pas quelque chose de si grave. Il est difficile qu’une personne habituée à la paresse reconnaisse d’un seul jour le méfait de la paresse et se débarrasse et en pensent d’horreur. Donc, sans aller jusqu’à évoquer 1 des 7 péchés capitaux chez catholiques, il faut néanmoins reconnaître l’identité de la paresse et comme si un patient, après avoir une opération d’un cancer, tenant ce morceau de cancer dans sa main, nous devons sentir que cela est quelque chose de horrible. C’est alors que vous pouvez commencer une nouvelle vie sur le chemin de la sanctification qui est exprimé par excellence par ces 3 mots : « Rachetez le temps. »

Or, qu’est-ce ? Une fois, la paresse pénètre dans le croyant, elle commence à faire disparaitre le mouvement sain psychique de son intellect. Donc, parmi les paresseux, il est très difficile de trouver des gens qui possèdent une philosophie seine et pénétrante. Dans la Bible, tous ceux qui ont été fidèlement utilisé par Dieu étaient les gens qui ont vaincu la paresse. La paresse est un mal devant Dieu. Notre vie que Dieu nous a donné et que nous n’avons pas de choix que de la vivre une fois seulement, si nous la gaspillons ou l’abandonnons, c’est un grand péché irrévocable devant Dieu. Le fait que nous paressons et ne tirons pas profit de la vie, nous rend perdant, mais aussi pécheurs et infidèles devant Dieu.

La plus grande caractéristique des gens paresseux, est qu’ils vivent une vie qui n’a pas de progrès. La parole du proverbe cité là-haut décrit par excellence cette vie qui n’a pas d’avancement. La porte tourne sur des gonds, les paresseux sur son lit. Que dites-vous du gong ? C’est une pièce composé par le mal et la femelle et étant attaché sur le poteau, il tient la porte. La porte y étant attachée, tourne pour ouvrir et fermer. Quel mouvement qu’elle fasse, elle reste toujours là. De même les paresseux se tournent à gauche et à droite, mais ils ne peuvent se détacher du lit, et ils tournent toujours autour du lit. Ils sortent et ils retournent donc, leur vie n’a pas de progrès, ni avancement. Les paresseux n’ont donc pas le but d’accomplir ou la motivation de faire quelque chose, car ses pensées se pivotent autour de lit toute la journée et toute sa vie. Parfois, ils peuvent exprimer leur rêve, pour fantasmer les gens autour d’eux, mais ce n’est qu’un rêve, il faut une force et l’énergie renouvelable, ce rêve reste rêve et il est voué à s’éteindre au fil de temps.

A propos, savez-vous laquelle est la différence entre le but et le rêve ?

Imaginez-vous s’il y a un agriculteur qui porte sur son dos une hotte lourde pour transporter ses tiges de bois. S’il regarde un jour une charrette sur laquelle sont assis un couple, et envié ce moyen et se met à épargner l’argent pour acheter une charrette, c’est un but, mais s’il voit un grand tracteur très cher et d’emblée il désire avoir cet engin, c’est un rêve. De même un autoentrepreneur dont la poche est vide ambitionne d’avoir une entreprise multinationale c’est un rêve, mais s’il connaît sa situation dépourvue, se met à tout azimute travailler pour équilibrer ses comptes, c’est une but. De même si un élève dont la note est 0/20 envie d’avoir tout de suite 20/20 dans une matière, c’est un rêve, mais s’il se met à bosser pour élever la note d’abord à 5 ensuite, 12 après quoi 16/20, c’est un but. Donc, communément dans ces trois exemples, le but est couteux, alors que le rêve n’a pas besoin de coût. Seulement il suffit pour ce dernier et rester couché et faire un rêve en dormant.

Le but accompagne toujours le labeur. Par exemple, si vous fixé le but de vous lever à 5h du matin et venir au PQ, c’est un but. Mais si vous fixez le but de bien dormir jusqu’à 9h, ce ne peut être un but, car il ne demande pas le sacrifice. Comme la porte tourne autour du gong, la vie d’un paresseux est monotone et ne se démet pas de l’engrenage de la vie. Donc, sa vie n’a pas de goût. Ils vivent aujourd’hui d’aujourd’hui selon le vent de chaque jour. Mais attention, il y a aussi la mode d’une vie paresseuse déguisée de diligence. Quelqu’un peut se dire, « non, ce n’est pas mon cas, je bouge mon corps dès matin jusqu’au soir. » Mais si cette personne ne fixe pas le but clair en tant qu’enfant de Dieu de glorifier Dieu, mais s’affaire ici et là, son apparence est comme fourmi, mais en réalité il est quelqu’un paresseux. Il y a peu de gens qui se couchent toute la journée, mais les paresseux sont ceux qui mènent leur vie répétitive sans avoir un but claire comme la porte tourne autour du gong sans cesse. Vraiment, celui qui n’a pas de l’honnête agonie à cause de son marasme spirituel, ou l’inquiétude sincère et le souci sérieux de son existence loin d’être mûre, ou le manque de zèle pratique en vue de connaître le mystère d’en-haut, ou l’absence de désir de goûter la miséricorde de Dieu qui l’aide, mène non la vie chrétienne, mais une vie plutôt religieuse. Malgré son apparence pieuse et diligente à la reconnaissance des serviteurs et des gens du monde, en fait, il n’est qu’un paresseux du point de vue spirituel et aux yeux de Dieu.  

Ajoutons à ce sujet que la vie d’un croyant fidèle est une vie simple, comme nous avons appris la semaine dernière sur « la simplicité de cœur », ce fidèle vit une vie très simple. Sans la vie simple, l’homme ne peut être fidèle. Le style de vie d’un homme fidèle est simple. Comme il range toute autre chose autour d’un but, il s’oblige d’avoir une vie simple. Les gens qui sont compliqués le sont parce qu’en même temps qu’ils cherchent à glorifier Dieu, ils cherchent aussi à satisfaire d’autres valeurs telles, le confort pour soi, confort pour la famille, la reconnaissance du monde, etc. Ils ne peuvent pas facilement abandonner ces choses. John Owen, le puritain, vit la plus grande caractéristique d’un chrétien est de vivre avec un claire but de la vie de glorifier Dieu. Donc, chaque mot sortant de sa bouche, il n’arrête pas de dire « gloire de Dieu. » Le grand danger d’un chrétien monotone est qu’il ressent une sorte d’ennui de la vie ; c’est la mort d’âme. Après la conversion, l’homme ne change pas radicalement. L’apparence est toujours la même, le travailleur travaille toujours, et la femme de foyer s’occupe des affaires familiales, mais si on entre dans l’intérieur de chacun, nous trouvons une grande différence entre ceux qui ont plein désirs spirituels et ceux dont l’âme est mourant d’ennui. Donc, nous devons chaque jour réveiller notre âme pour aiguiser et agripper et éperonner, de peur qu’elle meure. Cela est possible par la fixation d’un but suivi par les efforts.

Le mot kairon en grec a la connotation soit de temps soit de moment. Le moment ici est le moment important. Donc, racheter le temps signifie non seulement récupérer le temps perdu, comme le titre de roman Proust, en se rappelant le temps perdu de la jeunesse, mais aussi attraper des moments importants de la vie. Donc celui qui rachète le temps est celui qui saisit l’important moment de la vie et en bien profiter. Pour le chrétien, le moment important est tout le temps. On dit souvent pour Dieu moment par moment. Chaque moment est donné par Dieu pour le glorifier. Mais souvent un moment particulièrement important est donné dans la vie d’un homme. Comme par exemple, pour l’avenir, le travail à l’année de terminal est important. Pour la formation d’un caractère, la période de puberté est censée être très importante. Pour l’adulte, quand on passe une période d’épreuve de la vie, c’est une période de la manifestation de l’amour de Dieu particulier. La plupart des gens gaspillent ce temps dans la plainte, le désespoir ou le marasme spirituel, mais c’est le moment le plus propice pour goûter l’amour de Dieu.

La phrase précédente donc, « conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors » a une étroite relation avec « rachetez le temps. » Le chrétien est toujours en face des gens du monde moqueurs de sa foi. A ce moment, Paul nous exhorte à nous conduire avec sagesse. Notre mode de vie lui-même est un témoignage parlant en face du monde incrédule. Mais l’apparence ne compte pas, car les gens du monde sont si aptes de discerner notre mode de vie intérieur. Très bizarrement, ils sont plus qu’aucune personne, plus apte de saisir notre mode de vie. Si nous sommes gaspilleurs, ils sont souvent les premiers qui le ressentent. Donc, nous ne pouvons pas mentir à ce sujet, en faisant une vie hypocrite ou portant un sourire factice. Le point commun de ces deux phrases est la sagesse. De même que la vie exemplaire devant les gens du monde nous demande la sagesse, de même la vie rachetant le temps nous la demande aussi. Regardez autour de vous, combien de gens même dans leur vie incrédule, se donnent peine de racheter le tempe dès le matin jusqu’au soir. A plus forte raison, les chrétiens. Et si nous chrétiens, cherchons diligemment nuit et jour, la vérité de Dieu et nous nous en réjouissions, même les persécuteurs se tourneront à nous accueillir et épier nos secrets.

IV. Les fidèles serviteurs (7-18).

Dans la liste des serviteurs à la fin de la lettre de Colosse, nous trouvons deux catégories, dont l’une est d’origine païenne, et l’autre d’origine juive qui est celle de Paul. La deuxième catégorie est composée de trois personnes, un peu comme le nombre de missionnaire coréens de l’église de CCU qui restent. Ils sont Aristarque, Marc, et Jésus appelé Justus. Paul dit qu’ils étaient les seuls qui travaillaient avec lui pour le but du royaume de Dieu. Il y avait beaucoup de différence entre eux, et s’ils étaient des compatriotes, comme ils se connaissaient trop, il pouvait y avoir parfois le malentendu et le mécontentement. Mais ces trois personnes s’étaient réunies d’un commun accord pour servir leur unique but qui était de répandre le royaume dans le monde. Paul reçut de leur part le grand réconfort, un peu aussi comme le pasteur de CCU de leurs compatriotes de même nombre. La première catégorie comporte les fidèles d’origine païenne.

D’abord, c’est Tychique. Il était porteur des lettres d’Ephésiens et Colossiens. Il est nommé, frère, serviteur, et compagnon. Nos collaborateurs doivent être ainsi nommés les uns les autres. Nous sommes ici sur la terre, tous frères et sœurs partageant la même âme, et le même amour, serviteurs du maître commun, et compagnons appelés à accomplir la commune cause du Christ. Ainsi nous devons nous appeler les uns les autres les membres dans chaque unité de combat. Le rôle de Tychique est d’être informateur aussi bien d’être consolateur. Il mettra les fidèles au courant de ce qui se passait à Paul et il les consolera dans toutes leurs afflictions.  

Ensuite, il y eut Onésime. Il accompagne Tychique. Il était l’ancien esclave qui fut affranchi par lui-même. Il avait la prétention d’un libéré de grâce et quitta à son gré l’égide de son maître qui était Philémon. Donc, il renvoya cet homme auprès de son ancien maître pour qu’il se soumette à lui. Il sera le témoin vivant de l’obéissance, en se repentant de son libéralisme et sa désobéissance du passé.

Ensuite, Epaphras. Il fut déjà mentionné au début de la lettre. C’est lui qui est le ministre de Colosse et fit part à l’amour des Colossiens et rapporta à Paul sur quelque problématique au sujet de la croyance implanté par les faux docteurs. En ce qui le concerne, Paul donne un peu plus de détail. Il était un serviteur sacrificiel. La lecture de ce personnage nous rappelle notre verset clé de notre église de cette année concernant le soldat du Christ. Car il apparait les mots tels combattre, et peine. En effet, nous avons appris que Paul exhorté à Timothée, à souffrir comme soldat du Christ. Le soldat est celui qui pour le combat de Dieu, ne s’embarrasse pas des affaires de la vie et fait tous ses efforts pour plaire à celui qui l’a enrôlé, c’est-à-dire le commandant en Chef. Puis il ajouta que le soldat doit être aussi comme l’athlète et l’agriculteur. L’athlète est celui qui combat selon la règle et l’agriculteur est celui qui se donne la peine pour récolter selon la saison. Son combat consiste surtout à sa prière. Sa prière était si puissante et il remportait la victoire en elle. Par elle, l’ennemi fut chassé et les ouailles qu’il conduisait se tenaient ferme dans la foi. Il leur expliquait la volonté de Dieu et ils se laissaient pleinement convaincre par lui en tant que ses fidèles brebis. Après quoi, ils décidaient de suivre le chemin de la vérité jusqu’à ce que leur Seigneur vienne. Ainsi, malgré de multiples épreuves de la vie, ils devinrent inébranlables et continuaient de marcher dans la foi.

Aujourd’hui, nous avons appris la prière de Paul et ses caractéristiques et ce que signifie d’ouvrir la porte à la parole. Nous avons appris aussi que nous devons racheter le temps en surmontant notre paresse. Le temps est très important pour l’homme, la créature de Dieu. Que Dieu vous bénisse dans tous ces instructions, et en vous laissant instruire abondamment, vous puissiez tenir fermes dans le champ de mission et être utilises précieusement comme source de bénédiction pour beaucoup d’âmes mourantes en France. 

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